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Quand la marabunta gronde (The naked jungle) de Byron Haskin
Le Film:
En 1901, Joanna arrive en Amazonie dans les terres de Christopher Leiningen qu'elle a épousé par correspondance sans jamais l'avoir rencontré. Christopher est un homme dur et orgueilleux qui règne en tyran sur sa plantation en pleine forêt vierge. Joanna a du mal à s'imposer à lui. Joanna va quitter la propriété lorsque le commissaire de la région vient prévenir de la terrible nouvelle : la région va subir une nouvelle invasion de la Marabunta, une fourmi rouge d'une taille au-dessus de la moyenne. Nul ne peut rien contre ce fléau dévastateur de 30 kilomètres de long et de 3 kilomètres de large qui dévore tout, hommes et bêtes, sur son passage.
L'arrivée de ces fourmis tueuses ne constitue que le dernier acte de QUAND LA MARABUNTA GRONDE. Ce long métrage s'avère avant tout un film d'aventures exotiques classique, avant tout orienté vers la passion tourmentée liant l'ombrageux Christopher à sa nouvelle épouse. Durant la première heure, le film alterne des éléments d'exotisme et de drame, laissant même, par moment, sourdre un réel érotisme.
Il faut reconnaître à ce spectacle des qualités spectaculaires évidentes, à commencer par une superbe photographie en vrai Technicolor trichrome, dont les teintes explosent littéralement à l'écran. Les verts de la jungle ont une force impressionnante, tandis que les décors s'avèrent amples et toujours soignés.
Surtout, ce qui nous intéresse, c'est le dénouement du métrage, à savoir l'invasion de fourmis déferlant sur la propriété Leningen. Il ne s'agit en rien de fourmis géantes, mais en fait d'un monstrueux troupeaux de fourmis carnivores traversant la jungle comme une vague destructrice et ravageant impitoyablement tout ce qui se tient au travers de son passage ! Arbre, maison, animaux, hommes… Ce qui tombe à portée de leurs mandibules finit déchiqueté en petits morceaux !
Afin de rendre convaincantes ces séquences, George Pal, producteur spécialisé dans les films à trucages, recourt à diverses techniques. Nous voyons ainsi des images de véritables fourmis grouillant implacablement à l'écran. Certains plans recourent à des incrustations et autres effets optiques réalisés par un maître de ces techniques : John P. Fulton, spécialiste des trucages de la Universal des années 30. Il fit disparaître Claude Rains dans L'HOMME INVISIBLE et il ouvrira les flots pour laisser passer «Moïse Heston» dans LES DIX COMMANDEMENTS ! A certains moments, les fourmis sont même animées image par image, lorsqu'elles détachent des feuilles d'un arbre afin d'en faire des petites embarcations qu'elles utiliseront pour traverser un fossé inondé !
Par bien des aspects, QUAND LA MARBUNTA GRONDE peut paraître daté. Mais sa finition visuelle et l'invasion des fourmis tueuses, capables de dévorer un homme en quelques minutes, jusqu'à ce qu'il ne reste plus de lui qu'un tas d'os totalement nettoyés de toute chair, en font tout de même un film d'aventures intéressant
Réalisateur Byron Haskin
Acteurs
Christopher Leiningen Charlton Heston
Joanna Leiningen Eleanor Parker
le commissaire William Conrad
le capitaine du bateau Romo Vincent
le médecin Douglas Fowley
Incacha Abraham Sofaer
Gruber John Dierkes
Kutina Leonard Strong
Zala Norma Calderón
Pilar Del Rey (non crédité)
Bernie Gozier (non crédité)
Jerry Groves (non crédité)
Leon Lontoc (non crédité)
Ronald Alan Numkena (non crédité)
Rodd Redwing (non crédité)
Production
Producteur George Pal
Producteur associé Frank Freeman Jr.
Activités sociétés
Production Paramount Pictures, U.S.A.
Scénario
Scénariste Carl Stephenson
Ranald MacDougall
Ben Maddow
Philip Yordan
Equipe technique
Directeur de la photographie Ernest Laszlo
Compositeur Daniele Amfitheatrof
Monteur Everett Douglas
Directeur artistique Franz Bachelin
Hal Pereira
Chef décorateur Sam Comer
Grace Gregory
Costumière Edith Head
L'histoire
New York, en l'an 2022. Pollution et surpopulation : 41 millions d'habitants mènent une existence misérable. Un brouillard empoisonné recouvre la surface du globe, d'où la végétation à pratiquement disparue. La nourriture véritable atteint des prix si élevés que seule une minorité de privilégiés peut se l'offrir; les autres doivent se contenter d'aliments synthétiques, rationnés par le Gouvernement et fabriqués par la 'Soylent Company', qui nourrit ainsi la moitié du monde à l'aide de tablettes dérivées du plancton, baptisées selon les jours : 'Soylent Yellow' (jaune), 'Red' (rouge) ou 'Green' (vert)…
Dans les années 70, les préoccupations écologistes s'immiscent dans tous les genres du cinéma américain, du western au film catastrophe. Dans ce classique annonciateur des maux de notre époque(vache folle, réchauffement climatique), deux acteurs de l'âge d'or hollywoodien (Edward G. Robinson et Charlton Heston) interprètent les personnages principaux, choix judicieux puisqu'ils incarnent à merveille ce bonheur perdu, qu'il soit sur Terre ou à Hollywood.
L’expression de la peur
Le documentaire de Michael Moore « Bowling for colombine », se propose, entre autres, de montrer à quel point la peur est un élément important de la civilisation américaine. Elle est présente à chaque coin de rue. Elle s’insinue et se manifeste sous diverses formes à la radio, à la télévision et dans la littérature. Le cinéma est l’un des media favori de la peur. La formule consacrée : « la peur de l’autre » peut expliquer la composition de nombreux scénarii hollywoodiens. La peur de ses voisins est l’un des ressorts dramatiques principaux du film d’Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour. La peur des voisins de la campagne est l’un des éléments principaux de certains films comme Massacre à la tronçonneuse de Tobe hooper ou Délivrance de John Boorman. Il y a aussi la peur des voisins extraterrestres, la peur de l’au-delà, du surnaturel… Mais l’une des peurs les plus angoissantes ne serait-elle pas celle d’un futur incertain et peu heureux ?
Dystopia ?
Soleil vert s’inscrit dans le cadre de cette peur du futur. On nous y présente des foules sans noms et sans visages, des personnes accablées, aux personnalités de moutons. L’imagination, les divertissements et la culture ne sont réservés qu’à une poignée d’élus. La mémoire des temps passés se corrompt. Ces quelques caractéristiques font du film une pièce à mettre en relation avec d’autres réalisations plus récentes comme Equilibrium, Cypher (peut-être ?) et Matrix. Ce sont autant d’œuvres modernes dystopiques qui proposent une représentation alarmiste d’une société futuriste incertaine qui ne fonctionne pas, qui ne fait pas le bonheur de ses citoyens, et qui semble forcément vouée à l’échec.
Un futur incertain n’arrive jamais seul…
Un futur incertain, c’était la tendance de l’époque aux états unis. Le pays avait les deux pieds dans une troisième décennie de guerre au Vietnam, le tout ne faisant partie que d’une menace fantôme que l’on appelait alors guerre froide. New York était alors gangrenée par le crime, financièrement et moralement en faillite. De nombreux américains, apeurés par une éventuelle attaque nucléaire se demandaient : « un futur, aurons nous la chance d’en avoir un ? ». C’est dans ce cadre peu reluisant que fut produit Soleil Vert, adaptation du roman Make Room ! Make Room !, écrit en 1966 par Harry Harrison…
Make Room ! Make Room !
Le roman raconte l'histoire d'Andy Rusch : un détective vivant dans un New York délabré et surpeuplé. Ce dernier se voit confié une enquête : le meurtre d'O'Brien, un racketteur dont la mort est liée à un autre racketteur cooptant son territoire. La quête de Rusch est le prétexte utilisé par Harrison pour présenter au lecteur un futur relativement proche dans lequel les ressources naturelles de la terre sont épuisées. New York, surpeuplée, est devenue une mégalopole invivable. Charlton Heston était un grand fan du livre. Il a essayé pendant des années d’adapter le roman en film. C’est MGM qui s’en est chargée, en prenant quelques libertés avec l’histoire originelle qui n’étaient pas du goût de l’écrivain. Dans le livre, il y a bien des biscuits à base de soja que l’on distribue aux citoyens affamés mais il ne s’agissait ni plus ni moins que de biscuits de Soja destinés à nourrir la populace. En outre, dans le film, l’un des personnages, Sol, meurt en entrant volontairement dans un salon de suicide approuvé par le gouvernement. Ce n'est pas de cette manière que le personnage est mort dans le livre et il est de renommée qu’Harrison avait détesté cette idée, bien qu’ayant admis que la scène avait été bien réalisée.
Casting complet
Réalisation
Réalisateur Richard Fleischer
Acteurs
détective Robert Thorn Charlton Heston
William R. Simonson Edward G. Robinson
Shirl Leigh Taylor-Young
Tab Fielding Chuck Connors
Joseph Cotten
Brock Peters
Whit Bissell
Production
Producteur Walter Seltzer
Russell Thatcher
Activités sociétés
Production Metro Goldwyn Mayer (MGM), U.S.A.
Scénario
Scénariste Stanley R Greenberg
D'après l'oeuvre de Harry Harrison
Equipe technique
Directeur de la photographie Richard H. Kline
Compositeur Fred Myrow
Distribution
Distribution Swashbuckler Films, France
Etonnant de penser que pendant que se déroulait cette bataille de Midway, se trouvait, sur place, un certain John Ford (qui y sera d'ailleurs blessé par l'ennemi) tournant un documentaire dont l'un des narrateurs n'est autre qu'Henry Fonda qui interprète, dans le film de Jack Smight, le rôle de l'amiral Nimitz.
Winston Churchill a qualifié cette confrontation américano-japonaise, au large d'Hawaï, qui s'est déroulée du 4 au 7 juin 1942 de "plus grande bataille navale" de tous les temps. Elle est la conséquence directe de l'attaque de Pearl Harbor qui avait eu, notamment, pour effet de déséquilibrer le rapport de forces navales entre les deux pays. La supériorité nippone dans les airs est, en outre, manifeste grâce au nombre de portes-avions (10 contre 3 pour les US) et à la qualité des pilotes. Les Etats-Unis sont sur la défensive.
Le film débute avec un raid de bombardiers américains sur des villes japonaises, dont Tokyo, en avril 1942. L'opération est davantage un " coup de bluff " qu'une réelle tentative de passer à l'offensive, mais elle prend, pour les deux camps, valeur de symbole. Côté américain, elle remonte le moral des combattants et de l'arrière, durement éprouvé après les défaites de Pearl Harbor et Bataan. Du côté japonais, elle frappe de stupeur l'opinion publique et dissipe les illusions de l'état-major impérial, qui comprend enfin, après s'être laissé enivrer par ses victoires, que la vraie guerre vient seulement de commencer. L'amiral Yamamoto, qui a inspiré le raid sur Pearl Harbor, comprend mieux que tout autre que l'attaque a été un échec politique et militaire. Se replier sur les territoires conquis, en laissant à l'US Navy le temps de se remettre du coup reçu serait une grave erreur. Pour vaincre les Etats-Unis avant que leur formidable puissance économique leur ait permis de redresser la situation, il faut contraindre leur flotte à livrer combat, lui opposer le gros de la marine impériale et l'écraser en une seule bataille.
Ainsi naît l'idée d'une attaque contre Midway : isolée au centre du Pacifique, la prise de la petite ile de Midway permettrait aux japonais de menacer directement les iles Hawaii et la côte ouest des États-Unis. Logiquement - et c'est bien ce qu'espère Yamamoto - les américains lanceront donc toutes leurs forces dans la défense de Midway. Une opération de diversion menacant les Aléoutiennes, dans le Pacifique Nord, permettra ensuite de les diviser, en éloignant un ou deux portes avions. La flotte japonaise, entièrement mobilisée pour la circonstance, rassemble 200 bâtiments (8 porte-avions, 11 cuirassés, 13 croiseurs lourds et 11 croiseurs légers, 60 destroyers et de nombreux transports de troupes et ravitailleurs), emportant 600 avions, auxquels l'amiral Nimitz ne peut opposer que 76 navires, dont 3 portes-avions, et un peu plus de 300 avions, dont ceux basés à Midway.
Midway est structuré en deux parties de durées quasiment égales : la première expose la mise au point des stratégies respectives des deux états-majors, sorte de partie d'échecs maritime à distance, avec la faculté de cacher certaines de ses pièces à l'adversaire. Elle réunit, également, dans une intrigue parallèle, le capitaine Matthew Garth (Charlton Heston) et son fils, Thomas, enseigne-pilote récemment affecté à Honolulu. La seconde partie met en scène la bataille elle-même, utilisant assez souvent des images d'archives ou d'autres films (cf critique DVD). Les vols de reconnaissance et les combats ou attaques aériens sont majoritaires. L'alternance, presque équilibrée, entre les points de vue américains et japonais est intéressante pour comprendre les enjeux de l'opération et l'évolution des situations
Casting complet
Réalisation
Réalisateur Jack Smight
Acteurs
Capitaine Matthew Garth Charlton Heston
Amiral Chester W. Nimitz Henry Fonda
Capitaine Vinton Maddox James Coburn
Amiral Raymond A. Spruance Glenn Ford
Commandant Joseph Rochefort Hal Holbrook
Lieutenant Thomas Garth Edward Albert
Amiral Isoroku Yamamoto Toshirô Mifune
Amiral William F. 'Bull' Halsey, Jr. Robert Mitchum
Carl Jessop Cliff Robertson
Ernest L. Blake Robert Wagner
Amiral Chuichi Nagumo James Shigeta
Production
Producteur Walter Mirisch
Activités sociétés
Exportation/Distribution internationale Universal Pictures, U.S.A.
Production Universal Pictures, U.S.A.
Scénario
Scénariste Donald S. Sanford
Equipe technique
Directeur de la photographie Harry Stradling Jr.
Compositeur John Williams
Monteur Frank J. Urioste

• L'histoire de "Un Tueur dans la foule"
Lors d'un match de football américain entre Los Angeles et Baltimore, un tueur prend en otage la foule venue assister à cet événement.
En détails ... : Du douzième étage d'un hôtel, au petit matin, un homme appuie sur la gâchette de son fusil à lunette. L'assassin range précautionneusement son arme, quitte l'hôtel en toute impunité et se dirige vers le stade où, quelques heures plus tard, va se dérouler le match opposant Los Angeles à Baltimore. Il s'installe dans une tourelle d'où il domine le stade et attend. Plus de 90 000 spectateurs se pressent maintenant dans les gradins du Memorial Coliseum afin d'assister à la rencontre historique à laquelle est attendu le Président des Etats Unis lui-même
Casting complet
Réalisation
Réalisateur Larry Peerce
Acteurs
le Capitaine Peter Holly Charlton Heston
le Sergeant Chris Button John Cassavetes
Sam McKeever Martin Balsam
Mike Ramsay Beau Bridges
Lucy Marilyn Hassett
Steve David Janssen
Stu Sandman Jack Klugman
Janet Gena Rowlands
le pickpocket Walter Pidgeon
Paul Brock Peters
Production
Producteur Edward S. Feldman
Activités sociétés
Production Filmways Pictures, U.S.A.
Universal Pictures, U.S.A.
Scénario
Scénariste Edward Hume
D'après l'oeuvre de George La Fontaine Sr.
Equipe technique
Directeur de la photographie Gerald Hirschfeld
Compositeur Charles Fox
Monteur Walter Hannemann
Eve Newman
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